Rentrée littéraire oblige, je vous propose une petite sélection de livres…
de ceux qui m’ont un jour emplie d’émotion, de plaisir…
de ceux qui sont intemporels !

Dans quelle étagère ?
Icare et la flûte enchantée, de Julien Burgonde
Victime d’un accident ferroviaire alors qu’il se rendait à Vienne, le Dr Jean Hicquart se trouve soudain transporté dans la ville à l’époque où Mozart met la dernière main à La Flûte enchantée. Reçu par le musicien, le voyageur vit quelque temps dans son entourage. Mais peu à peu, tout occupé par le Requiem et la Cantate maçonnique, Mozart glisse vers la mort, sous les yeux consternés d’un médecin du XXe siècle voué à l’impuissance par le dénuement thérapeutique de l’époque et l’irréversibilité de l’Histoire. Lumineux et inspiré, ce roman fait entendre la voix de l’admiration, de l’émotion et du plaisir.
Une gourmandise, de Muriel Barbery
C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le coeur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient et il ne trouve pas. Pas encore.
Chicago, de Alaa El Aswany
Même vue de loin, des couloirs d’une université – d’une société – américaine amie-ennemie toute en contrastes, l’Egypte est au coeur de ‘Chicago’. Ses personnages, pris dans les contradictions de leur sentiment d’appartenance à un pays qui les exalte autant qu’il les déçoit. Ils étudient, ils enseignent, ils espionnent ceux qui étudient et enseignent. L’Amérique dans laquelle ils vivent n’est pas un simple décor. C’est l’Amérique sûre d’elle-même, de sa supériorité, des valeurs qu’elle représente, brutale parfois, mais aussi l’Amérique ouverte, aimable, un peu naïve et qui donne sa chance à tous. L’Amérique ennemie des causes arabes et par conséquent, même au fond du coeur de ceux qui la servent et s’appuient sur elle, ennemie de l’Egypte.
Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.